Saint Maximin la Sainte Baume

Villa-Latta, petite bourgade gallo-romaine, qui après la mort de saint Maximin prit son nom, doit sa célébrité depuis le XIIIe siècle à la découverte de tombeaux attribués à saint Maximin et sainte Marie-Madeleine. Marie-Madeleine, aurait passé de longues années de pénitence dans la grotte de la Sainte Baume, et aurait été ensevelie dans la crypte de saint Maximin. Baume est l’équivalent provençal de «grotte».
À la Révolution, les dominicains sont chassés, mais la basilique et le couvent ont la bonne fortune d’abriter Lucien Bonaparte, frère cadet de Napoléon. Il se marie, en 1794, avec la fille de son aubergiste. Remuant, bon orateur, Lucien, dit Brutus, est devenu président du club jacobin local. Il établit un dépôt de vivres dans la basilique et sauve les grandes orgues en y faisant jouer La Marseillaise.

Le 5 juin 1316, Raymond Gaufridi était seigneur d’Ollières. En 1317, Raymond se disputa avec son frère Isnard, relatif à la succession de leur père. En 1361, un certain Hugues Giraudi, d’Ollières, est écuyer de Jacques d’Agoult d’Ollières. En 1383, Antoine Olerii, d’Apt, fut châtelain d’Ollières et juge de Guiran de Simiane. La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d’Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis I er d’Anjou. Puis, Aix se soumet en octobre 1387, ce qui précipite le ralliement des carlistes, dont le co-seigneur d’Ollières, également seigneur d’Ollioules. Il obtient un «chapitre de paix» de Marie de Châtillon le 2 janvier 1388 et prête hommage à Louis II d’Anjou, âgé de dix ans. La communauté villageoise soutenait elle aussi Charles de Duras, et même au-delà de 1386.

En 1049, Pons, archevêque d’Aix, consacre l’église Saint-Étienne à Tourves, et le territoire environnant, y créant ainsi une sauveté qui constitue un asile pour les gens qui y vivent. Durant les guerres de religion, le village, converti au protestantisme, est pillé et ses habitants massacrés par Durand de Pontevès, capitaine catholique, en 1562. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Tourves fut un haut lieu de résistance, particulièrement surveillé par les autorités de Vichy.

Traces d’occupation préhistorique (silex taillés). Ce fut une base d’opération, en 102 av. J.-C., lors de la bataille de Pourrières. Une enceinte protohistorique a été dégagée au sud du «Signal» ; on a trouvé un lieu de culte à l’extrémité de ce même massif (poteries, monnaies) ; sarcophage ; fragment de cippe. Cité en 1015 Brachium ou Castrum de Braz Vel Bracio. En 1241, Raimond Bérenger fit don du fief de Bras à l’évêque de Riez. Plus tard, il devint une seigneurie de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem lors de le dévolution des biens de l’ordre du Temple. Une légende assure que des villageois mécréants furent punis par le ciel et disparurent dans les eaux d’un lac creusé soudainement et qui sont les Gours Bénits actuels. C’est sur la colline Saint-Pierre que Bras se développe au XIe siècle. Un castrum, habitat fortifié, enserre le château, l’église et les habitations. Au XIIIe siècle, les Templiers s’installent à proximité du village dans des bâtiments dont le centre est constitué par la chapelle NotreDame-de-Bethléem. Ils vont alors participer à la croissance du bourg. Cette commanderie était en fait une exploitation agricole qui assurait le ravitaillement des établissements templiers d’Orient via le port de Marseille.

La commune de Seillons appartenait à la Famille de Raousset Vintimille, elle possédait un château construit vers le XIIe siècle déplacé de son lieu primitif puis transformé au cours des siècles en résidence XVIIIe . Le fief fut érigé en marquisat en 1714 Conseiller au Parlement de Provence (1702). Nous avons toujours trace de douves, d’un ancien donjon, ainsi qu’un ancien village sous le château. Le seigneur de Seillons Simon Joseph de Raousset était mariée avec Anne de Marseille Vintimille, famille qui possédait en plus Tourves, Le Luc et l’ancien domaine et château de Roquefeuille (domaine de roquefeuille domaine viticole commune de Trets). Une famille de Seillons le garda chez eux pour terminer ses jours. La famille de Raousset possédait en plus le château d’Ollioules et d’autres terres ainsi que les terres d’Ollières par mariage, descendants les Felix... Aux fils des siècles, le château fut vendu, madame de Grimaldi qui y fit de la brocante au XIXe et le docteur Florens l’acquit par la suite. Il fut ensuite vendu à Monsieur Bertrand de BARDIES puis à Madame de MONTRICHARD et ses enfants.

L’édification des dolmens des Adrets et de celui de l’Amarron atteste d’une occupation humaine sur le territoire de la commune dès le Néolithique. La plaine de Brignoles n’était alors qu’un vaste marécage en bordure du Caramy. Le territoire de Brignoles fut occupé par les Suelteri qui établirent de nombreux oppida au sommet des collines. Les Romains assainirent les terres et construisirent de nombreuses villæ en bordure de la via Aurelia. Restaurée sous Néron (58 apr. J.-C.), cette dernière fut alors marquée de bornes milliaires. Brignoles est citée pour la première fois en 558 dans la charte du roi Childebert concernant La Celle. Le « castrum brinoniae », près du quartier Saint-Pierre sert de refuge aux habitants pendant les raids sarrasins. Les comtes de Provence, seigneurs de Brignoles, y possèdent de nombreuses terres et une demeure. C’est là que viennent accoucher les comtesses, d’où le nom donné à Brignoles de « nourrice et demeure des enfants de la couronne ». Le 31 mai 1523, le chevalier Bayard, en route pour l’Italie, passe à Brignoles qui est assiégée un an plus tard par les troupes du connétable de Bourbon.
En 1533, la ville envoie à François Ier, de passage à Marseille, vingt boîtes de ses fameuses prunes, pesant soixante-dix livres, douze chapons et douze perdrix. Le 15 juillet 1536, Charles Quint, avec ses cinquante mille homme, passe le Var et livre Brignoles au pillage. Il change son nom en Nicopolis, la ville de la Victoire, et cède le duché au comte de Horne. Cependant en 1537, François Ier aliène en faveur de Jean de Pontevès, seigneur de Carcès et de Cotignac, la juridiction royale et immédiate que le roi a eue de tout temps en la ville. François Ier a d’ailleurs été triomphalement reçu à Brignoles en mai 1538. Le 28 août 1563, les huguenots envahirent la ville comme l’indique l’inscription sur une pierre au n°5 rue Poissonnerie.Préfecture provisoire du département sous la Révolution française, puis sous-préfecture jusqu’en 1926, Brignoles accueille deux fois dans ses murs le pape Pie VII. Depuis 1921, la foire-exposition des vins de Provence se déroule chaque année et accueille régulièrement environ cinq cents exposants et près de cinquante-mille visiteurs.

On pourrait conférer ce lieu au bas latin rianus, riagnus, riana (ruisseau). On pourrait aussi comme Rians dans le Cher associé l’étymologie à ‘Rigomagus’ signifiant en Gaulois rigo = roi, homme riche, et o-magos = marché. Dès la Préhistoire, le site fut occupé. Les foyers allumés il y a plus de 40 000 ans dans la grotte de Rigabe (Artigues) en témoignent. Plus tard les Celto-ligures élèvent au sommet des collines, les murailles de pierres de nombreux oppidums. Le plus vaste couronne le Montmajor (-200 av. J.-C. à +200). Au début de notre ère, les Romains font la conquête de la Provence et installent leurs «villas» dans les vallées qu’ils assainissent et cultivent. Au domaine des Toulons, les archéologues ont mis au jour les installations agricoles d’une «villa romaine». Cette cave viticole romaine serait l’une des plus importantes du monde méditerranéen. Au Moyen Âge, le «castrum» d’Amirat s’installe sur un promontoire, au confluent de trois vallées fertiles séparées par de vastes collines boisées. Château et village fortifiés sont protégés par un rempart circulaire.